L’autisme est un trouble neuro-développemental qui apparait précocement et qui dure toute la vie.

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Il existe une grande variété d’expressions des troubles de l’autisme. Les TSA, «troubles du spectre de l’autisme », comme les nomme le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux communément appelé DSM, disponible en français depuis 2015, dans sa cinquième version : DSM-5 l’appellation « trouble du spectre de l’autisme (TSA) » remplace désormais celle de « troubles envahissants du développement (TED).

 

Le TSA est positionné dans le DSM-5 parmi les troubles neuro-développementaux, au même titre que les troubles de l’attention, du développement intellectuel, de la motricité, de la communication et des apprentissages. Selon les études récentes, on estime que l’autisme touche aujourd’hui 1 personne sur 100. Sur la base d’un taux de prévalence de 1%, ce sont chaque année environ 7 500 personnes qui sont identifiées comme atteintes de TSA.

 

L’autisme et les TSA sont de mieux en mieux mieux cernés et plus précocement diagnostiqués parce qu'il existe des outils (grilles d’évaluation, échelle de diagnostic…) sans cesse améliorés. Les TSA apparaissent précocement au cours de l’enfance, généralement entre 18 et 36 mois, et persistent au cours de l’âge adulte.

 

L'autisme peut être repéré très tôt

L’autisme peut être repéré très tôt, avant l’âge de 2 ans ; le diagnostic précoce et la mise en place de stratégies éducatives, comportementales ou non, de rééducations diverses (psychomotricités, orthophonie, ergothérapie…), sont des facteurs très positifs pour l’évolution de l’enfant. Mais le diagnostic d’autisme réalisé par une équipe médicale pluridisciplinaire peut se faire à tous les âges de la vie.

 

L’autisme est souvent associé et alourdi par d’autres troubles : on parle alors de comorbidités : épilepsie, déficience intellectuelle plus ou moins sévère, hyperactivité, troubles du sommeil, troubles alimentaires… hyper ou hypo-sensibilités sensorielles (sons, lumière, couleurs, toucher…). Tous ces signes s’expriment avec des intensités variables selon les personnes et selon les comorbidités associées à leur forme d’autisme, selon leur âge et leur mode d’accompagnement. Chaque personne qui souffre d’autisme est unique ; les troubles sont hétérogènes, variant chez la même personne, d’un âge à un autre.

 

Il existe peu de points communs, en pratique, entre une personne autiste présentant une déficience mentale profonde avec des comorbidités, et une personne diagnostiquée avec le syndrome d’ Asperger avec des capacités dans certains domaines souvent au-dessus de la norme. L'OMS donne la définition suivante : « L’autisme est un trouble du neuro développement caractérisé par un développement anormal ou déficient, manifesté avant l’âge de trois ans avec une perturbation du fonctionnement dans chacun des trois domaines suivants : communication, interactions sociales réciproques, comportements au caractère restreint et répétitif ».

 

Certains signes peuvent alerter dès la petite enfance ; ils varient d’un enfant à un autre : troubles de la communication - le langage est toujours perturbé, absent, retardé, inadéquat, répété en écholalie, peu flexible - l’enfant présente des difficultés majeures pour comprendre les émotions. Dans le domaine des interactions sociales, l’enfant n’initie pas d’actes pour entrer en relation avec son entourage, évite le regard de l’autre, enfant passif ou trop actif, perçu comme « étrange ». Il a des intérêts restreints, répétitifs, voire obsessionnels. Il n’aime pas les changements. Son comportement est bizarre.

 

Jusqu’à ce jour, il n’existe aucun médicament pour guérir l’autisme ; seul un accompagnement personnalisé établi après des évaluations fonctionnelles régulières, menées par des personnels formés à l’autisme, permettant d’apprécier au mieux ses compétences et ses particularités, fera que la personne pourra ou non surmonter ses difficultés et vivre le mieux possible toutes les étapes de sa vie.

 

Les stratégies éducatives (comportementales et développementales) sont nombreuses pour faire face à l’autisme. Indispensables, elles doivent être adaptées, dosées, évaluées selon le profil de chaque personne et les objectifs recherchés.

La compréhension de l’origine ou de la nature de l’autisme est une démarche complexe car l’autisme présente une multiplicité de symptômes, de formes cliniques et sans doute de causes.

Les causes de l’autisme restent mal connues. Les mécanismes biologiques, génétiques, psychiatriques pouvant être responsables de l’autisme ne sont pas encore clairement expliqués.

 

  

Ce qui est certain, c'est que la cause de l’autisme n’est pas un dysfonctionnement relationnel entre la mère et son enfant.

Le site de l'HAS a publié, en mars 2010, une synthèse de l'état des connaissances partagées sur l'autisme qui rappelle que les scientifiques soutiennent que « les caractéristiques psychologiques des parents n’entrent pas en compte dans la survenue de l’autisme ». Voir ce lien HAS

D’autres erreurs sont à dénoncer comme l’intolérance au gluten, le mercure ou les vaccins de la petite enfance qui seraient en cause dans l’autisme.

 

L’état de connaissances sur l’autisme 

L’autisme entre aujourd’hui dans la catégorie des troubles du neuro développement comme le sont la dyslexie, la dysphasie, le trouble du déficit de l’attention ou la déficience intellectuelle. 

La connaissance de l’autisme progresse, notamment par le témoignage de personnes autistes qui sont en mesure d’exposer leurs difficultés ; ces personnes sont sollicitées par des équipes de recherche pour une meilleure compréhension des mécanismes cérébraux en jeu dans l’autisme.

Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme sans déficit intellectuel et avec un bon niveau d’expression orale. La personne peut aussi montrer d’excellentes capacités dans certains domaines.